ABSTRACT:
A partir des années 1960, on a assisté aux États-Unis aux balbutiements d'une nouvelle tendance en matière d'urbanisme et d'aménagement. Elle s'inscrivait dans le cadre d'une contestation plus generalisée à cette époque où les décisions étaient prises par l'élite et pour l'élite. Dans de rares cas, le refus des vieux modèles plus ou moins imposés de gestion de la ville a fait émerger une nouvelle génération d'acteurs locaux proposant de nouveax concepts et ouvrant de nouvelles perspectives. Burlington dans le Vermont est devenue le cas d'école de la révolution géopolique dans une ville américaine. A partir de l'an 1981, le parti progressiste de Burlington a modifié les pratiques politiques en usage pour provoquer une petite révolution municipale. Son premier mandat aboutit à une réforme structurelle de l'administration qui augmentait l'influence des citoyens sur le développement de la ville. Quelques jalons le long de ce chemin étaient la création d'un nouveau service du développement communautaire et économique; le logement pour les citoyens à faible revenu;l'implantation d'une rue piétonne au centre-ville; la rUhabilitation du bord du lac; l'abandon d'un projet autoroutier; l'établissment des assemblées de quartiers; la lutte contre l'étalement et la création des conseils du maire. Cette révolution tranquille burlingtonienne a laissé sa marque dans la ville.